Mythomane : Personne ayant une tendance plus ou moins volontaire et consciente aux mensonges et à la création de récits imaginaires.

N'avez vous jamais rêvé d'être quelqu'un d'autre ?
"Je suis mytho" vous permet de vous imaginer une autre vie et d'inventer des choses que vous n'avez jamais faites
ou que vous n'oseriez pas faire.
Jetez vous à l'eau et laissez libre cours à votre imagination.
Le 29/08/2019 à 17:26
La disparition (hihihi…voilà que je prends pour Georges Fennec !)

Où était passé Pierre ?

Nul ne l’avait vu depuis trois jours. Sa mère attendait comme tous les soirs ce vieux garçon de 46 ans, à 19h00. L’heure de la soupe ! C’était un mardi. Et toujours pas de Pierre à 20h30.
Elle avait téléphoné au « Perroquet albanais», le bar de la commune, où parfois
son fils s’attardait avec un ou deux camarades de travail du Garage du granit. Mais pas de Pierre au bistrot. Elle contacta ses deux filles, en pensant qu’il serait peut-être allé voir l’une d’elle. Mais non. Thérèse commença à s’angoisser.

Ce vendredi soir, Jean-Firmin, marin pêcheur, sonna à la porte de la vieille femme, vers 18h30. Elle fit asseoir Jean-Firmin, lui servit un verre de rouge.
« Thérèse, je te jure. Je viens de voir Pierre sur un rocher, près de la plage. Il s’est levé à un moment. Je l’ai suivi discrètement. Tiens, sers-moi un autre où tu ne sauras pas la fin…et donc, il se leva du rocher, puis se rendit à la carrière. Il se coucha comme un chien sur le dos. Il gueulait « Pierre est sur les pierres ! Pierre est sur les pierres ! Le patron de la carrière est sorti voir ce qu’il se passait, et ton fils a déguerpi ».
Jean-Firmin termina son récit par une série de rots puants. Thérèse se mit à crier : « Qu’est ce que tu me racontes là, ivrogne ?! T’es venu me voir rien que pour te rincer le gosier chez moi ! Sors d’ici de suite. »
Le pêcheur ne se le fit pas dire deux fois. Il quitta la maison en trottinant et en émettant un rire débile.

Je ne saurais vous décrire l’état de la pauvre femme suite au passage de ce Jean-Firmin, bon à rien et mauvais à tout. Et je clôturerai ce récit angoissant, ce thriller débile sentant bon le terroir en vous racontant ce qu’était devenu Pierre.
Le mardi, avant de quitter le travail, il ressentit une envie de grosse commission . Il se précipita aux WC et se soulagea. Mais en voulant quitter les toilettes, il y resta enfermé : le loquet était coincé ! Il resta enfermé ainsi les mercredi, jeudi et vendredi. Nul ne pouvait entendre ses cris, car le patron du Garage du granit avait capitonné les lieux afin que l’on ne puisse entendre les émissions sonores intimes des gens. Comme le personnel était entièrement masculin, qu’il allait pisser toujours dehors et qu’aucun employé n’avait ressenti le besoin d’aller chier pendant trois jours, le pauvre Pierre dut attendre le samedi matin. Son patron passa rapidement au garage pour terminer une voiture, et une envie violente l’obligea à se rendre aux toilettes (il avait bu de la vinasse la veille). Et il retrouva son employé, en train de s’abreuver dans la cuvette.

Fin.

 

Le 13/08/2019 à 17:53
« Le livre des Merveilles » de Marc-Paul de Saint-Empoire.

Marc-Paul de Saint-Empoire naquit en 1924 au château de Saint-Empoire (Finistère-sur Garonne). Il était le fils du comte Girard de Saint-Empoire, dont la famille fut anoblie en 990 par Hugues Capet.
En 1945, Marc-Paul décide de quitter son milieu aristocratique et socialement isolé afin de participer au relèvement de la France. Il entre comme simple maçon dans une entreprise dirigée par un certain Monsieur Demaison.
Bon camarade de travail, il est vite surnommé par ses collègues Marco Paulo. Il tiendra un journal où il notera la vie de ces travailleurs infatigables, qui lui fera connaitre nombre de merveilles : la collation de 10h00 au gros rouge. Les bizutages des apprentis (les pieds dans un bloc de ciment pendant une semaine). L’emmurement du patron un 1er avril pendant 24 heures… Que sais-je encore !
Il fera éditer son journal grâce à l’appui des francs-maçons en 1959. Il hérite du château et du titre familial à la mort de son père en 1963 (mort de rire en au cinéma où il était allé voir « Les tontons flingueurs ».
Marc-Paul est décédé en 2005, en visionnant un DVD hilarant de Coluche. Il s’étouffa de rire (maladie héréditaire).

 

Le 06/08/2019 à 19:05
J'ai menti ! Je n'étais pas avec le Dr Wolfram Machin, mais avec le Professeur Ingmar Hantrensen, du centre de recherches psychiatriques de Stockholm.
J'ai pu niquer ses deux filles : à moi les suédoises !

 

Le 06/08/2019 à 18:58
Bonsoir.

Je suis Carlo-Giovanni Le Goff, de Turin-de-Bretagne.

Je viens de passer une semaine en compagnie du Dr en physique nucléaire-chimie-mécanique des fluides-géo physicien Wolfram Muller, de l'Université de Munich.

Nous nous étions rencontrés dans un taxi à Paris. Comme il allait au même endroit que moi (Pigalle), le chauffeur de taxi, Saïd Ben Saïd Martin nous a pris ensemble pour un tarif défiant toute concurrence : Barbés-Pigalle pour 250 €. Une aubaine.

Nous avons sympathisé et du coup, la fille de joie nous a pris en double pour un prix défiant toute concurrence : 860 €. Faut dire que pendant une heure et demi, nous avons conversé sur les sciences.

Bref, il m'a invité pour une semaine dans sa villa de Munich. Il m'a révélé son secret : il a mis au point un carburant révolutionnaire, mélange de jus de tomate et de schnaps. 0,5 litre au 100. Fonctionne sur tous les moteurs existants. Nous avons fondé une société : j'ai 25% des parts et lui 75% (j'ai beaucoup de parts parce que je vais devenir son valet de chambre. Enfin, si tout se passe bien. Car j'ai reçu un coup de fil de sa voisine, Louisa Einstein : une voiture noire avec trois arabes dedans l'ont emmené avec eux.

 

Le 02/08/2019 à 18:51
Ah Ah ! Me voilà sur le site !

Bon. Ici c'est Jean-Joseph, là. Je cherche une maison à louer le week-end du 15 août pour 62 personnes. Du côté de Dinard. Avec piscine.

C'est l'association des "Beaux et cons à la fois". On veut se réunir en congrès le temps d'un week-end.

Alors, adresse e-mail : jean.jo@beauxetconsàlafois.gmail.com

Monsieur Jean-Joseph Kervaziou
11 rue Jacques Brel
29999 Kerlubrik

 

Le 26/07/2019 à 18:25
Bonsoir.

Je suis Jean-Kévin Debordot (ne pas prononcer Kévin mais Kévin-e).

Debordot est le nom de ma mère.

J'ai 22 ans et je suis à la recherche d'un emploi dans le domaine des buses de BTP en carton.

Je viens d'entamer une procédure judiciaire afin que mon père me reconnaisse. Il est très célèbre. Il a eu une aventure sans lendemain avec ma mère dans une décharge publique, un soir de beuverie.

Je ne peux donner le nom de mon père, par décence. Et je tiens à nouer des liens affectifs et financiers avec lui.

Je peux seulement dire qu'il a épousé une professeure plus âgée que lui, qu'il a un mandat qui le fait vivre et qu'il est très intelligent. En ce moment, il fit une période difficile dans son travail. Des gens méchants disent qu'il ne vaut pas une bille.

Papa, si tu me lis, il faut que tu saches que je peux t'apporter de l'aide dans ton boulot compte-tenu de mon inexpérience.

 

Le 17/07/2019 à 12:44
François de R. qui a récemment quitté le gouvernement, s'est déjà recasé !
On l'a bombardé directeur de la cinémathèque française.
Il a déjà programmé en septembre, toutes une série d'hommages à Omar Sharif.

 

Le 17/07/2019 à 10:35
Anthologie des râteaux d’un branleur.
Chapitre huitième. Marie-Fernande M.

Marie-Fernande était l’archétype de la vieille salope mâtinée cagole.

Nous nous sommes rencontrés dans le cadre de nos activités professionnelles et le premier regard a été déterminant. Pour moi qui l’ai détestée immédiatement et pour elle qui a jeté son dévolu sur moi. Je n’en tire ni satisfaction ni fierté car elle appartenait à cette engeance de viragos qui s’attaquent à tout ce qui bouge.

Elle avait la complète panoplie de la dégoutante : vulgaire, ostentatoire, grande gueule, arrogante, prétentieuse. Elle aurait pu être porte-parole d’un parti politique. Ma boîte bossait pour la sienne en sous-traitance. Mais elle respectait ses obligations contractuelles, payait cher et sans retard, une certaine façon de me tenir par les couilles…

Chaque rendez-vous, pourtant strictement organisé dans un cadre purement professionnel était pour moi un supplice. Il me fallait subir œillades en coin, bout de langue sorti à tout bout de champ, jambes haut croisées, chemisier déboutonné jusqu’au nombril et autre manœuvres hautement étudiées qui, loin de m’aguicher, ajoutait chaque fois un peu plus à mon dégout et mon agacement.

J’ai fini un jour par l’emmener déjeuner. Elle a cru que c’était gagné.

- Tu vois bien que tu me troubles, hein ?
- Justement, ce tête à tête me donne l’occasion de faire une mise au point.
- Aïe, voilà un préambule qui n’annonce rien de bon.
- Tu as peut-être l’habitude de tendre les fesses pour qu’on te saute dessus. Dis-toi bien qu’Ici et maintenant, ailleurs et plus tard, ça ne marchera pas avec moi. Jamais. Never ! Tu veux rompre le contrat ? Je t’enverrai une lettre de résiliation d’ici quarante-huit heures. Game over Marie Fernande, terminé.
- On maintient le contrat, je sais faire la part des choses. Pour le reste, tant pis pour moi. Mais reste correct s’il te plaît, je ne suis pas une traînée.

J’ai changé d’horizon professionnel mais je l’ai revue quelques années plus tard. Elle n’était pas au mieux : le marché s’était retourné et elle cherchait à vendre sa boîte pour se la couler douce en attendant de faire valoir ses droits à la retraite.

Cette narcissique avait réussi à se rajeunir d’une dizaine d’année à l’état civil en se allant jusqu’à se faire faire de « vrais faux » papiers. Mais elle n’avait pas pensé sur le moment que cela décalerait d’autant la date du départ… Quel orgueil ! Quelle vacuité ! Quelle bêtise…

Mamie était trop gourmande quant au prix de cession. Elle a dû trimer jusqu’à ses soixante-dix ans.

Fin du chapitre huitième.

 

Le 16/07/2019 à 16:12
Bonsoir.

C'est Jean-Yves, de Landerneau.
Je suis propriétaire d'une société qui a pour raison l'élevage des maquereaux en pleine mer.
Je recherche donc un plongeur sous-marin à temps complet pour cette activité.
Envoyez CV à Jean-Yves - LANDERNEAU.
Voilà. C'était Jean-Yves quoi. Oh celui-là il est mignon !

 

Le 15/07/2019 à 11:46
Anthologie des râteaux d’un branleur.
Chapitre septième. Maître Connasse.

J’ai la réputation (justifiée, je pense) d’avoir un sens de l’humour assez développé. Cependant j’avoue parfois dépasser les limites, ne pas toujours avoir un goût très sûr. Ce jour-là, j’ai eu très, très chaud.

Ma mère tenait un commerce dans une petite bourgade d’environ deux millions d’habitants située entre Neuilly sur Seine et Vincennes. Activité qui exigeait parfois des livraisons, qu’elle me sous-traitait. Il n’était pas rare à l’époque, de tomber sur des spécimens d’homo sapiens à peu près éduqués sachant encore ce que
« pourboire » veut dire. Pourboires qui en ce qui me concerne, se transformaient en « pourfumer ».

Et oui, il est bon de rappeler aux plus jeunes d’entre vous qu’il n’a pas toujours été nécessaire de souscrire un crédit de trente-six mois pour se porter acquéreur d’une cartouche de blondes.

Ce jour-là, j’ai dû porter un colis chez une cliente qui habitait le quartier. Je l’avais aperçue deux ou trois fois à la boutique. Asiatique, brune, moins de vingt-cinq ans. Pas mal, mais un air un peu hautain, façon « Je rigole quand je me brûle ». Elle devait attendre ce colis de façon urgente car je fus plutôt bien accueilli.

Plutôt qu’un pourboire, elle me proposa un verre. Un verre à quatre heures de l’après-midi… Je ne me voyais pas siroter un fond de brique de jus d’orange plein de pulpe, comme un con, une demi-fesse à peine posée sur un coin de canapé de Prisunic en toile écrue.

- Non merci. Il vaut mieux qu’on nique tout de suite, puisque de toute façon, ça se terminera comme ça. J’ai sorti ça texto, d’une traite, comme la tirade du Cid. Sitôt dit, sitôt regretté.
- Comment ?
- Heu… Oui. Prendre un verre à seize heures n’a aucun sens. Tandis qu’une bonne partie de fion, bien rythmée, avec les arrêts au stand, le rechargement des batteries et tout et tout, va nous faire tenir tranquilles jusqu’à l’apéro.
- Oh le misérable con que voilà ! Dehors, et tout de suite, encore !

Je n’avais pas dévalé ses trois étages que ma mère était déjà au courant de mon exploit. J’avais bien mal choisie ma victime expérimentale : elle était à quelques encablures de son serment au barreau de Paris pour devenir avocate. Elle en est maintenant un membre influent.

Nous avons eu toutes les peines du monde à la dissuader de porter plainte. J'admets avoir été excessif dans l’approche mais je persiste à penser qu'elle l'a été dans la réaction.

J’ai définitivement privé de livraisons au profit de ma sœur. Du coup, j’ai arrêté de fumer.

Fin du chapitre septième.
 
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