Mythomane : Personne ayant une tendance plus ou moins volontaire et consciente aux mensonges et à la création de récits imaginaires.

N'avez vous jamais rêvé d'être quelqu'un d'autre ?
"Je suis mytho" vous permet de vous imaginer une autre vie et d'inventer des choses que vous n'avez jamais faites
ou que vous n'oseriez pas faire.
Jetez vous à l'eau et laissez libre cours à votre imagination.
Le 17/07/2019 à 12:44
François de R. qui a récemment quitté le gouvernement, s'est déjà recasé !
On l'a bombardé directeur de la cinémathèque française.
Il a déjà programmé en septembre, toutes une série d'hommages à Omar Sharif.

 

Le 17/07/2019 à 10:35
Anthologie des râteaux d’un branleur.
Chapitre huitième. Marie-Fernande M.

Marie-Fernande était l’archétype de la vieille salope mâtinée cagole.

Nous nous sommes rencontrés dans le cadre de nos activités professionnelles et le premier regard a été déterminant. Pour moi qui l’ai détestée immédiatement et pour elle qui a jeté son dévolu sur moi. Je n’en tire ni satisfaction ni fierté car elle appartenait à cette engeance de viragos qui s’attaquent à tout ce qui bouge.

Elle avait la complète panoplie de la dégoutante : vulgaire, ostentatoire, grande gueule, arrogante, prétentieuse. Elle aurait pu être porte-parole d’un parti politique. Ma boîte bossait pour la sienne en sous-traitance. Mais elle respectait ses obligations contractuelles, payait cher et sans retard, une certaine façon de me tenir par les couilles…

Chaque rendez-vous, pourtant strictement organisé dans un cadre purement professionnel était pour moi un supplice. Il me fallait subir œillades en coin, bout de langue sorti à tout bout de champ, jambes haut croisées, chemisier déboutonné jusqu’au nombril et autre manœuvres hautement étudiées qui, loin de m’aguicher, ajoutait chaque fois un peu plus à mon dégout et mon agacement.

J’ai fini un jour par l’emmener déjeuner. Elle a cru que c’était gagné.

- Tu vois bien que tu me troubles, hein ?
- Justement, ce tête à tête me donne l’occasion de faire une mise au point.
- Aïe, voilà un préambule qui n’annonce rien de bon.
- Tu as peut-être l’habitude de tendre les fesses pour qu’on te saute dessus. Dis-toi bien qu’Ici et maintenant, ailleurs et plus tard, ça ne marchera pas avec moi. Jamais. Never ! Tu veux rompre le contrat ? Je t’enverrai une lettre de résiliation d’ici quarante-huit heures. Game over Marie Fernande, terminé.
- On maintient le contrat, je sais faire la part des choses. Pour le reste, tant pis pour moi. Mais reste correct s’il te plaît, je ne suis pas une traînée.

J’ai changé d’horizon professionnel mais je l’ai revue quelques années plus tard. Elle n’était pas au mieux : le marché s’était retourné et elle cherchait à vendre sa boîte pour se la couler douce en attendant de faire valoir ses droits à la retraite.

Cette narcissique avait réussi à se rajeunir d’une dizaine d’année à l’état civil en se allant jusqu’à se faire faire de « vrais faux » papiers. Mais elle n’avait pas pensé sur le moment que cela décalerait d’autant la date du départ… Quel orgueil ! Quelle vacuité ! Quelle bêtise…

Mamie était trop gourmande quant au prix de cession. Elle a dû trimer jusqu’à ses soixante-dix ans.

Fin du chapitre huitième.

 

Le 16/07/2019 à 16:12
Bonsoir.

C'est Jean-Yves, de Landerneau.
Je suis propriétaire d'une société qui a pour raison l'élevage des maquereaux en pleine mer.
Je recherche donc un plongeur sous-marin à temps complet pour cette activité.
Envoyez CV à Jean-Yves - LANDERNEAU.
Voilà. C'était Jean-Yves quoi. Oh celui-là il est mignon !

 

Le 15/07/2019 à 11:46
Anthologie des râteaux d’un branleur.
Chapitre septième. Maître Connasse.

J’ai la réputation (justifiée, je pense) d’avoir un sens de l’humour assez développé. Cependant j’avoue parfois dépasser les limites, ne pas toujours avoir un goût très sûr. Ce jour-là, j’ai eu très, très chaud.

Ma mère tenait un commerce dans une petite bourgade d’environ deux millions d’habitants située entre Neuilly sur Seine et Vincennes. Activité qui exigeait parfois des livraisons, qu’elle me sous-traitait. Il n’était pas rare à l’époque, de tomber sur des spécimens d’homo sapiens à peu près éduqués sachant encore ce que
« pourboire » veut dire. Pourboires qui en ce qui me concerne, se transformaient en « pourfumer ».

Et oui, il est bon de rappeler aux plus jeunes d’entre vous qu’il n’a pas toujours été nécessaire de souscrire un crédit de trente-six mois pour se porter acquéreur d’une cartouche de blondes.

Ce jour-là, j’ai dû porter un colis chez une cliente qui habitait le quartier. Je l’avais aperçue deux ou trois fois à la boutique. Asiatique, brune, moins de vingt-cinq ans. Pas mal, mais un air un peu hautain, façon « Je rigole quand je me brûle ». Elle devait attendre ce colis de façon urgente car je fus plutôt bien accueilli.

Plutôt qu’un pourboire, elle me proposa un verre. Un verre à quatre heures de l’après-midi… Je ne me voyais pas siroter un fond de brique de jus d’orange plein de pulpe, comme un con, une demi-fesse à peine posée sur un coin de canapé de Prisunic en toile écrue.

- Non merci. Il vaut mieux qu’on nique tout de suite, puisque de toute façon, ça se terminera comme ça. J’ai sorti ça texto, d’une traite, comme la tirade du Cid. Sitôt dit, sitôt regretté.
- Comment ?
- Heu… Oui. Prendre un verre à seize heures n’a aucun sens. Tandis qu’une bonne partie de fion, bien rythmée, avec les arrêts au stand, le rechargement des batteries et tout et tout, va nous faire tenir tranquilles jusqu’à l’apéro.
- Oh le misérable con que voilà ! Dehors, et tout de suite, encore !

Je n’avais pas dévalé ses trois étages que ma mère était déjà au courant de mon exploit. J’avais bien mal choisie ma victime expérimentale : elle était à quelques encablures de son serment au barreau de Paris pour devenir avocate. Elle en est maintenant un membre influent.

Nous avons eu toutes les peines du monde à la dissuader de porter plainte. J'admets avoir été excessif dans l’approche mais je persiste à penser qu'elle l'a été dans la réaction.

J’ai définitivement privé de livraisons au profit de ma sœur. Du coup, j’ai arrêté de fumer.

Fin du chapitre septième.

 

Le 12/07/2019 à 12:28
Anthologie des râteaux d’un branleur.
Chapitre sixième. Coralie R.

Mesdames, ne vous y trompez pas : tous les hommes sont des enculés.
Surtout moi. Je traversais une sale période où tout me faisait chier : ma famille, mes amis, mes domestiques, mon patron, mon boulot, mes loisirs. Sûrement parce que j’avais perdu un gros marché, sûrement parce que mon taulier commençait à me regarder de travers. Sûrement parce que la veille du jour où j’ai pris la décision de me taper Coralie, l’exhibition prolongée de ma Platinuim au Bouddha Bar pourtant bondé, ne m’a valu qu’une proposition de Sylvana, formulée du bout des lèvres. Cette pointilleuse me réclamait le double du tarif habituel sous prétexte que j’étais ivre mort (ce qui était assez bien vu) et que la passe risquait de s’éterniser. Connasse !

Pour me rassurer sur mon pouvoir de séduction, j’ai jeté mon dévolu sur Coralie. Coralie ? La trentaine, le plus gros cul des Hauts de Seine et de la petite ceinture (sic !) réunis. Il allait me falloir une belle mèche pour allumer un pétard comme ça. Coupe à la garçonne, regard mutin qui lui donnait un air un peu rêveur, perpétuellement émerveillé. Coralie et moi bossions dans la même boîte. Facteur facilitant, elle faisait partie de mon équipe : c’était du tout cuit !

Je l’ai gardée un soir au bureau prétextant un truc aussi con qu’urgent, sachant que personne ne l’attendait chez elle. A un moment nous avons relevé le nez et jeté un œil sur une horloge, elle affichait vingt-et-une heures.

- Stop, ai-je décrété, il y a une vie après le boulot ! Je t’emmène dîner vite fait, je te dois bien ça ?
- C’est pas de refus, répliqua-t-elle avec un sens aigu de la répartie concise qui laissait intact le talent de Marivaux.

Nous sommes allés dans une brasserie d’Assy-les-Fourneaux où toute la boîte avait ses habitudes. Il n’était pas rare d’y croiser Dédé Santino, le maire de la commune, qui en avait fait une sorte d’annexe.

Avec une collègue, qui plus est subordonnée, je n’avais pas besoin d’y aller par quatre chemins. On n’avait à peine attaqué le cocktail crevettes pamplemousse avocat que je plantais mes banderilles.

- Avait-elle avait un mec : réponse négative
- En avait-elle un en vue : réponse négative
- Est-ce qu’une histoire avec moi l’intéressait. Une belle histoire, un truc pas sale et sentimental.

Jamais je n’aurais pensé qu’un si gros michier puisse jaillir en un éclair et se relever ainsi d’une chaise de brasserie. Elle m’a balancé son verre de flotte pétillante (ma préférée) en pleine poire en m’expliquant :

- Quand c’est pas sale, connard, ça ne m’intéresse pas. La prochaine fois, change de sabots, ceux-là sont un peu trop gros.

Elle s’est mise en arrêt maladie deux semaines, puis a démissionné.
Dédé Santino, attablé ce soir-là à une rangée de nous, n’avait rien manqué de la scène et je crois qu’il en rigole encore.
Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

Fin du chapitre sixième

 

Le 11/07/2019 à 10:32
Anthologie des râteaux d’un branleur.
Chapitre cinquième. Lucienne F.

A l’exception d’un prénom à la con, Lucienne avait tout pour elle. Chevelure châtain foncé aux légers reflets roux, yeux verts, une silhouette idéale, un corps de rêve, des jambes parfaites. Belle, élégante, raffinée, spirituelle.

Je revois sur sa bouche perpétuellement clignoter le néon d’une enseigne carmin : « Garage à pafs ».
Sauf que mon paf à moi est toujours resté garé dans la rue, le long du trottoir. Salope !

J’étais fou de Lucienne, qui était une collègue de ma copine de l’époque. C’était mal engagé car les rares fois où nous nous étions croisés, j’avais bien vu que je la laissais de marbre.

J’ai tenté un jour une sorte de va-tout, un plan qui s’est révélé foireux par excellence. J’ai suggéré à ma copine un dîner à la maison, un soir d’été bien chaud, où le champagne coulerait à flots. Allez savoir ce qui pourrait se passer, libations excessives et ambiance tamisée aidant. Je n’osais espérer un plan à trois mais peut-être un concours de nichons ou un strip poker, pour égayer le sabayon du dessert. J’avais pour l’occasion, enfilé (et je n’ai enfilé que ça ce soir-là soyez-en certains) un bermuda léger façon poutre apparente, permettant d’aventure, de dégainer aussi facilement que Joss Randall dans « Au nom de la loi ».

Deux impondérables ont ruiné mon plan : Lucienne ne buvait pas, ou très peu. Et ma copine, ce soir-là, a bu comme un trou jusqu’à s’en rendre malade. Tant et si bien qu’avant vingt-deux-heures, Lucienne m’a fait comprendre qu’il valait mieux qu’elle nous laisse tranquilles. Elle a ramassé son sac à main, m’a fait une bise sur le front (suprême camouflet) et s’en est allée.

C’est bien des années plus tard que ma copine, dont je m’étais séparé entre temps, finit par m’avouer que malgré un divorce et deux grands enfants, Lucienne avait déjà viré de bord à l’époque de cette mémorable soirée. Mes chances étaient très voisines de zéro.

Elles s’étaient d’ailleurs livrées une fois, à une séance de mutuelle dégustation d’entresols, expérience qui resta unique, paraît-il, pour mon ex. Grand bien leur fasse.

Fin du chapitre cinquième.

 

Le 09/07/2019 à 10:10
Anthologie des râteaux d’un branleur.
Chapitre quatrième. Marie-Agathe X.

Je rentrais de vacances passées dans le sud-ouest. Séjour écourté à cause d’une embrouille avec la semi-démente qui m’hébergeait, aucune importance.

J’ai débarqué sur un quai de gare un samedi soir, vers minuit. Ou un dimanche matin car « Il n’est jamais plus tard que minuit », comme disent les birmans. Il faisait encore très chaud malgré l’heure avancée.

J’ai dû attendre moins de huit jours avant de pouvoir sauter dans un taxi et j’en ai déduit que la chance était avec moi. Grosse chignole noire, confortable, drivée par un quinqua plutôt avenant, ce qui confirmait le renouveau de ma période de chance.

Surprenant, le chauffeur était accompagné d’une dame confortablement installée sur le siège avant. Ils m’expliquèrent qu’elle aimait « profiter du Paris by night » qu’occasionnait le travail de nuit de son époux. Madame : âge en rapport, bijoutée-coiffée, trop parfumée, élégante, soignée. Ça commençait à craquer et plisser un peu aux jointures et quelques menus détails laissaient penser que mamie avait déjà repoussé son quota de peau de serpent. La date limite de consommation se profilait à grands pas mais l’ensemble gardait une allure harmonieuse, le monument commençait à pencher mais se tenait encore.

La conversation s’était gentiment engagée en chemin : la canicule, les vacances, les impôts, le gouvernement, les rôtis de veau trop cuits, le cancer de ta belle-mère.

C’est à un feu rouge que leur proposition fusa au débotté :
- Aimeriez-vous tester les talents de fellatrice de mon épouse, cher Monsieur ?
- Pardon ?
- Oui… Comment… C’est un petit plus, sans supplément de prix sur la course bien sûr, que nous proposons aux clients nocturnes qui trouvent grâce à nos yeux.
- Pfff… Heu… C’est-à-dire… Voilà une proposition très inattendue, pour ne pas dire incongrue, qui s’accommoderait mal de mon côté purement cérébral, si je l’acceptais !
- Vous avez raison jeune homme, répliqua la dame, drapée dans sa dignité et quelque peu pincée, l’instinct animal, on l’a ou on l’a pas. Restons-en là.

Je leur ai demandé de me larguer au feu rouge suivant. Ils n’ont pas voulu que je paye la course.
Toujours ça de pris.

Fin du chapitre quatrième.

 

Le 02/07/2019 à 10:28
Déjà très jeune, Mohamed Tadjajoui, poussé par une érotomanie compulsive, se masturbait jusqu’à huit fois par jour.

C’était un très gentil garçon : cœur sur la main et chibre dans l’autre, il était toujours prêt à rendre service, attentionné et prévenant avec tout le monde. Je l’ai fréquenté au collège Guillaume Hapaulinerre, dans un quartier tranquille du 25e arrondissement de Paris-Sur-Seine.

C’était un cancre parfait, qui malgré sa bonne volonté, ne comprenait rien aux rudiments des sciences, des langues et des lettres que nos chers professeurs tentaient tant bien que mal, de nous inculquer.

Son parcours scolaire on ne peut plus chaotique et sa constitution physique d’une précocité hors norme faisaient que nous avions en classe de cinquième, un géant de quinze ans pour condisciple.

Un gentil géant, qui ne pensait qu’à se branler.

Son père, gérant d’une supérette du quartier, fut à maintes reprises convoqué par la hiérarchie de l’établissement, afin d’être sensibilisé au caractère fâcheux et embarrassant des excès libératoires de son fils qui à l’occasion, ne détestait pas se donner en spectacle.

En cours de biologie, Momo adorait défourailler sur le carrelage blanc de la paillasse, allez comprendre.

Ce brave veuf d’épicier semblait bien dépassé par la situation. Il mourut bêtement d’une crise cardiaque, un petit matin d’été, en déchargeant une camionnette de fruits tout juste ramenés de Rungis.

Mohamed-le-branleur, orphelin, fut interné.

Figurez-vous que cette histoire est vraie, à cette exception près que Mohamed s’appelait autrement.

Personne de l’établissement, personne dans notre classe, n’a jamais rien fait pour essayer de prendre de ses nouvelles, ou même lui rendre visite.

Moralité : Lui se branlait et nous sommes de beaux enculés.

 

Le 01/07/2019 à 11:22
Anthologie des râteaux d’un branleur.
Chapitre troisième. Eva L.

J’ai fréquenté des années durant, un stand de tir (ball-trap) situé au beau milieu de nulle part, pour vous situer l’endroit.

L’honorable établissement est désormais fermé consécutivement au décès brutal du patron des lieux. Décès certes brutal mais résultat d’une long entraînement basé sur l’ingestion quotidienne d’une bonne demi-bouteille de visk plus quelques binouses, le tout parachevé par la vinasse obligatoire qui accompagnait les repas. Les fonctions cardio respiratoires de M. Alphonse Kolyc, « Al » le bien surnommé, avaient fini par démissionner.

Elle est venue un jour se perdre dans ce no woman’s land où la gent masculine est tout de même plutôt majoritaire. Elle est sortie d’un coupé allemand (BMW a essayé de me rincer pour que je leur fasse de la pub ici mais ils peuvent bien aller se faire mettre.). Nos regards se sont croisés et il s’est passé un truc.

Elle venait pour la première fois, prendre un cours d’initiation au tir. Al Kolyc était moniteur diplômé d’état, gage de sérieux (Disons jusqu’à midi…) et grade plutôt rare dans ce milieu où les charlots ne manquent pas.

Elle ? Trente-cinq ans. Cheveux blonds cendrés, yeux bleus, corps de rêve. Léger accent slave. Le rêve, quoi. Chaque fois que nous nous croisions sur ce putain de stand, elle ne me quittait pas du regard. Une grande fête du calebar se profilait.
J’ai fini par réussir une manœuvre d’approche, je lui ai proposé de prendre un verre après une séance de tir. Bien m’en a pris.

Elle n’a pas mis longtemps à m’expliquer que je lui rappelais son frère mort dans un accident de la route. Qu’il ne fallait donner aucune autre interprétation à ses regards appuyés, que les hommes ne l’intéressaient pas.
Servez chaud.

Eva… Eva… Eva… Eva te faire voir, Ouais !
Fin du Chapitre Troisième.

 

Le 30/06/2019 à 17:58
Tintinou et les sept carafes de cristal.

Résumé de l’épisode précédent.

Intrigué par le comportement du professeur en sciences occultes Alain Ehalotre, rencontré lors d’une interview, Tintinou, stagiaire d’Ici-Gala (de merde), s’est rendu volontiers à l’invitation de ce dernier à prendre un thé dans son petit manoir.

Episode 412.

Il était environ 16h00 quand Tintinou sonna à la porte de la charmante demeure du professeur (350 m2 habitable – jardin de 12 m2).
« Ah ! Mon cher Tintinou ! Entrez ! » lança le professeur Ehalotre, tout en se grattant derrière l’oreille tel un chien (l’un des comportement que le jeune stagiaire voulait comprendre).
« Merci de me recevoir, Professeur. Je pourrais ainsi vous poser deux ou trois autres petites questions ».
« Mais certainement » répondit-il, tout en reniflant le sol.
Tintinou se retrouva bientôt assis dans un confortable fauteuil, face au chercheur.
« Amalia va nous apporter le thé. Rassurez-vous, Amalia n’est pas portugaise ; elle est espagneule. » dit le professeur tout en remuant de la queue sous son pantalon.

Tintinou vit sur le buffet Henri XV des carafes contenant un liquide doré. Elles étaient au nombre de sept.
« Excusez-moi, Professeur, mais que sont ces carafes ? »
« C’est une très vieille histoire, Tintinou. Laissez-moi vous la narrer. J’étais parti en Ecosse étudier les châteaux hantés, en compagnie de mon confrère, le norvégien Olav Hömatick. Un soir, alors que nous dinions du côté de Glasgow, un vieil homme entra dans le restaurant et posa un sac qui contenait ses carafes. Il me regarda. Le professeur Hômatick continuait à déguster son saumon tandis que je commençais à me lécher les bras. Le vieil homme me dit : « Voici sept carafes de whisky en cristal. Vous en boirez un dé à coudre de chaque tous les dimanches. Quand vous aurez terminé les sept carafes , vous cesserez de vous prendre pour un chien ».
« Ah ! » s’exclama Tintinou. “Mais de quand date ce voyage en Ecosse ? Je les vois pleines ! »
« Cela devait être en 1988. J’avais 38 ans. Je ne les ai pas touché ; j’aime être un chien !!!».
Amalia la boniche espagneule entra dans le salon.
« Vous voilà enfin, Amalia ! Cela fait dix minutes que nous attendons » ? aboya Alain Ehalotre. A peine eut-il fini sa phrase qu’il se rua sur la malheureuse et commença à lui mordre les fesses.

Suite dans notre prochain numéro.
 
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